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138. Hystérie

martine

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Bulletin 138 Décembre 2013
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Hystérie
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Cette femme est totalement hystérique ! C’est une crise d’hystérie ! Je suis devenue hystérique ! Voici des expressions communes que l’on entend encore fréquemment de nos jours, de la bouche de tout un chacun, y compris et peut-être même surtout de la bouche de ceux et celles qui n’ont pas vraiment d’idées sur ce que peut être réellement l’hystérie, qui au passage recouvre des conceptions différentes selon les courants psychiatriques ou psychanalytiques et surtout selon les époques. Mais le grand public a surtout retenu de l’hystérie la « crise », essentiellement féminine, qui bien loin de la crise traditionnelle spectaculaire jadis attribuée à une possession diabolique, reste proche de la crise de nerf outrancière, accompagnée de cris, de manifestations émotionnelles spectaculaires et théâtrales, intervenant sur une personnalité un peu « surexcitée » sujette à des sortes de « moments de folie ».

Ceci va nous entrainer vers une « petite histoire de l’hystérie » au travers des siècles. C’est en 1900 av. JC qu’on en trouve les premières traces, dans l’Egypte Ancienne, et l’hystérie est attribuée à des perturbations de la matrice, perturbations qu’on qualifierait de nos jours d’ « hormonales » et qui sont la source d’un dérèglement émotionnel. A titre anecdotique, pour traiter ces femmes, les médecins de l’époque prescrivent des fumigations, ainsi que de respirer de l’encens à base d’excréments mâles, entre autres traitements folkloriques. La Grèce antique, époque à laquelle on doit le terme « hystérie » (hystera = utérus) restera dans cette tradition ; l’hystérie est due aux effets d’un « déplacement de l’utérus » dans le corps à l’origine des divers symptômes observés. De là à dire qu’il y a envahissement par la sexualité, il n’y a qu’un pas !

Au Moyen Age, c’est la religion qui s’empare de l’hystérie et en attribue la cause à la possession démoniaque, à un sort tout aussi démoniaque jeté à l’hystérique ou encore à des pratiques sexuelles dévoyées (orgies sabbatiques par exemple) . Le traitement en est à la fois la prière et la torture, la persécution qui se finit bien souvent sur le bucher. Puis on observe une sorte de retour au calme de cette persécution, l’hystérie se voit traitée de manière plus humaine, mais la sexualité y a toujours un rôle central, cette fois sous la forme de l’abstinence, mais le déplacement utérin est toujours en vogue. Ce n’est qu’au XVIII° siècle, avec Sydenham qu’on peut enfin voir apparaitre une description symptomatique des différents troubles hystériques (douleurs, céphalées, paralysies, etc…) et qu’une origine psychique est suggérée. Le « caméléonisme » de l’hystérie y est souligné, l’hystérie pouvant prendre l’apparence de toutes les maladies organiques existantes et étant particulièrement sensible aux époques et contextes sociaux. Ultérieurement, Cullin introduira le terme de névrose (différent de la névrose décrite par Freud) pour désigner une maladie du système nerveux sans base organique connue, et y classe l’hystérie, au même titre que l’épilepsie.

En 1855, Briquet publie son « Traité sur l’hystérie ». L’hystérie y est considérée comme une « névrose de l’encéphale » perturbant le circuit des manifestations de l’émotion. Il met alors en évidence des cas d’hystérie masculine qu’il estime à 5% des cas dénombrés, postule une composante héréditaire et là encore met l’accent sur le côté sexuel de la pathologie (les prostituées étant plus fréquemment atteintes), mais aussi social, l’hystérie étant selon lui plus fréquente dans les basses classes. Benedikt quant à lui (1868) relie l’hystérie à des troubles précoces de la sexualité de type sévices subis dans l’enfance. A noter qu’à cette époque existent parallèlement encore des thérapies « punitives » consistant en une ovariectomie ou encore la cautérisation du clitoris.

Pinel classera l‘hystérie dans l’aliénation mentale, tout en parlant de « névrose génitale », mal différenciée de la frigidité, la mythomanie, ou encore les troubles bipolaires. Puis vient Mesmer et son baquet, le magnétisme animal, et le fluide universel. Grâce au maniement de ces forces cosmiques avec lesquelles l’hystérie est en dysharmonie, il provoque des transes…suivies de guérison ou du moins d’améliorations temporaires. L’hypnose est née, et ce, même si Mesmer finit par être écarté du milieu médical pour charlatanisme. A son insu il a mis en évidence l’origine définitivement psychogène de l’hystérie tout autant que la suggestibilité des hystériques.

L’hystérie est dès lors définitivement du domaine de la psychiatrie, mais déjà à l’époque reste « l’enfant rebelle » de la théorie. Ainsi s’opposent Charcot qui défend l’étiologie héréditaire de l’hystérie, mais reconnait tout de même le rôle du traumatisme comme déclencheur de la maladie. Il utilise abondamment l’hypnose et met en évidence la suggestibilité de l’hystérique jusqu’à en faire un critère du diagnostic. On lui doit la description de la « grande crise en 5 phases : la phase « aura » qui débute en général par des douleurs ovariennes, puis la phase « épileptique » elle même se subdivisant en une phase « tonique » aboutissant à une contraction généralisée du corps, puis une phase « clonique » faite de spasmes et de secousses désordonnées, suivie d'une phase de résolution.La troisième phase est qualifiée de « période clownesque » dans laquelle sont mimés sentiments et passions sur un fond sexuel indubitable, parfois accompagnée d’hallucinations, la quatrième phase étant constituée de troubles des mouvements par persistance de la contracture, et enfin, en cinquième phase, la crise se résout par des sanglots, pleurs ou rires débridés. Il découvre également des zones « hystérogènes » (mammaires et ovariennes) dont la compression peut prévenir l’attaque hystérique. Aux questions de Freud sur l’origine des troubles, il aurait répondu : « C’est toujours la chose génitale » mais s’est bien gardé d’en faire part dans ses publications.

A l’opposé Bernheim, qui utilise également l’hypnose, postule que l’hystérie est avant tout un mode de réaction psychoaffectif d’origine émotionnelle et discute le lien systématique établi par Charcot entre hystérie et propension à être hypnotisable. Pierre Janet, dans la lignée de Charcot écrit sa thèse sur « L’état mental des hystériques » et postule un « rétrécissement du champ de la conscience », une incapacité par faiblesse constitutionnelle du Moi à jouer sa fonction de synthèse d’où la tendance de l’hystérique à la dissociation. Il souligne toutefois un « rapport particulier au corps » qui se moque de l’anatomie et se rapproche beaucoup plus de la conception symbolique du corps selon le sens populaire, ce qui sera repris par Freud. Ainsi « j’ai les jambes coupées » est chez l’hystérique une « réelle » incapacité à marcher.

Il faudra attendre Freud, pour voir l’hystérie classée dans les névroses (au sens de névroses de transfert, qu’il opposera ultérieurement aux névroses narcissiques rangées de nos jours sous l’appellation de psychoses), et rechercher le fonctionnement psychique inconscient à l’arrière plan. Le rôle défensif des symptômes est mis en avant, et cette défense s’exerce contre les représentations refoulées susceptibles de déclencher des affects déplaisants, les représentations refoulées étant liées à la sexualité infantile, en particulier œdipienne. Il distinguera par la suite hystérie de conversion, dans laquelle la libido est convertie de manière symbolique en symptôme corporel et l’hystérie d’angoisse où l’angoisse déconnectée de sa représentation inconsciente (par refoulement) de déplace sur d’autres représentations et constitue le mécanisme de la phobie.

Au tout début Freud,sous l’influence de Breuer commence par postuler que l’attaque hystérique est provoquée par le retour d’un souvenir traumatique oublié. Les divers phénomènes hystériques (névralgies, anesthésies, contractures, paralysies, convulsions, vomissements, anorexie, voire hallucinations visuelles) sont donc l’expression d’évènements traumatiques. Ainsi l’hystérique « souffre de réminiscences » et il s’agit alors de faire « abréagir » ce souvenir et l’émotion qui lui est liée. Mais pour qu’une hystérie se déclenche, il faut également qu’existe un état psychique bien particulier, l’état hypnoïde, état de conscience anormal, dissocié, sorte de rêve qui influencerait la vie du sujet éveillé sous forme de symptômes. Le traumatisme étant survenu en état dissocié, il est nécessaire de reproduire cet état par l’hypnose pour faire revivre le souvenir.

Mais très vite, Freud refuse l’idée que ce clivage de conscience soit à attribuer à une faiblesse innée de la capacité de synthèse du psychisme, il est surtout un mode de défense. Par contre la conversion est caractéristique de l’hystérie dans la mesure où la représentation inacceptable est reportées dans le corps, et c’est ce processus que le traitement doit inverser en faisant « mentaliser » le souvenir à l’origine du symptôme. Freud découvre alors un élément d’importance :  les traumatismes infantiles agissent après coup de façon inconsciente comme des expériences nouvelles.

Jusqu’ici le fantasme a peu de place et le traumatisme infantile est bien réel et attribué à un abus effectif (sexuel) sur l’enfant. Nous en sommes aux balbutiements de la psychanalyse, très bientôt seront mis à jour le fonctionnement de l’inconscient, les rêves, la sexualité infantile, le conflit psychique, le refoulement, le traumatisme, le complexe d’Œdipe , la résistance, le transfert, et bien d’autres choses encore qui vont singulièrement faire évoluer cette approche.

Freud commencera par éliminer l’hypnose de sa pratique il ne l’aime pas en raison de son côté « incertain » et « mystique » qui ne cadre pas avec sa rigueur scientifique. Influencé par les récits des patientes qu’il a en traitement et qui relatent toutes des incidents ayant trait à la sexualité, il commencera par postuler l’étiologie d’un abus sexuel réel dans l’hystérie, puis reviendra sur cette idée en mettant en avant la théorie du fantasme, faute de devoir dans le cas contraire voir en tout père d’hystérique un pervers incestueux. Ceci ne veut bien sûr pas dire que l’abus réel n’existe pas et que tout est fantasme, mais simplement que l’abus n’est pas systématique. Il est impossible ici de suivre pas à pas toute la pensée freudienne dont chaque texte réélabore un précédent et anticipe un suivant, on se contentera donc de schématiser de manière extrêmement succincte et incomplète cette évolution.

L’hystérie s’explique alors ainsi conformément à la théorie du refoulement :

- Ressenti d’un désir violent en contradiction avec la conception morale et éthique du sujet
- D’où naissance d’un conflit psychique générateur de malaise et tension interne
- Refoulement de la partie inconciliable du conflit (le désir)
- Toutefois le désir subsiste dans l’inconscient d’où il ne cesse de chercher à sortir
- Pour détourner la vigilance de la censure qui lui interdit l’accès à la conscience, nécessité pour le désir de se déguiser à l’instar du rêve
- Arrive alors le symptôme, expression déguisée du désir, compromis entre désir et interdit, symptôme qui au passage entraîne le malaise même que le refoulement était censé éviter.

Reste alors à préciser la nature du traumatisme, ce même traumatisme dont la représentation à l’intérieur du psychisme est ressentie comme un « corps étranger » source de tension et d’excitation. C’est d’abord la conception du traumatisme en deux temps qui est à concevoir : le premier temps concerne l’enfant immature et passif. A ce stade là, il ne prend pas sens. Ce n’est que dans un deuxième temps, en général à la puberté, qu’un évènement du même ordre vient relever les traces du premier et prend alors un sens. L’exemple de la phobie d’Emma est ici particulièrement révélateur.

D’autre part est traumatique également la sexualité infantile, car excessive pour un Moi encore mal constitué et incapable de la contenir. Nous sommes là au cœur même de la définition du traumatisme : n’est traumatique que ce qui par sa violence ou sa répétition déborde les capacités d’élaboration du psychisme, il est donc évident que plus le traumatisme est précoce, plus le moi est immature, plus son impact sera fort. Quand au père séducteur, il deviendra la mère, « première séductrice » par les soins maternels, source inévitable d’excitations pour l’enfant.

En 1926, nouvelle évolution, le traumatisme est déplacé non plus sur la séduction par l’objet, mais sur la perte d’objet : l’éloignement de la mère laisse l’enfant démuni, en grand état de détresse, là nait l’angoisse dont le prototype est celui de la première séparation : la naissance. Si l’enfant peut faire un nombre suffisant de fois l’expérience que cette angoisse est apaisée par la mère il pourra ultérieurement différencier éloignement momentané et perte durable de sorte que la séparation ne soit pas vécue comme une catastrophe. Cette symbolisation de l’absence est souvent en défaut chez l’hystérique, d’où la permanence de l’angoisse qu’on les laisse tomber et les tentatives de maîtrise de cette dernière dans un jeu de séduction/fuite ou rejet.

Les défaillances de l’environnement maternel, qu’elles soient faites de carence, ou au contraire d’intrusion par excès de sollicitude ou d’emprise, voire pire alternance incohérente des deux, font alors trauma cumulatif, la spécificité de l’hystérique étant d’avoir alors mis en place comme défense une fuite en avant dans une sexualisation prématurée.

Les évènements traumatiques s’élargissent ensuite aux blessures précoces faites au Moi (blessures narcissiques) qui se réactivent dans toutes les situations de deuil, séparation ou abandon.

Et les hystériques aujourd’hui ?

Ou plutôt y-a-t-il encore des hystériques aujourd’hui devrait-on dire ? Car ce qui est évident est que la grande crise ne se rencontre quasiment jamais plus si ce n’est sous certaines formes très mineures. Aujourd’hui, on note essentiellement comme  symptômes :

- Des troubles émotionnels de type exacerbation des affects, du caractère, marqué par le théâtralisme et l’exagération, la labilité affective.
- Des plaintes tout autant marquées par l’exagération et la « démonstration » (en rajouter pour être sur d’être entendu) qui sont des plaintes de type dépressif en général, mais bien sûr aussi l’éternelle insatisfaction hystérique.
- La peur d’être abandonnée est fréquente et souvent contrôlée par l’anticipation d’une séparation vue comme inévitable.
- Une sexualisation (défensive) omniprésente qui a pour but de masquer la véritable nature du manque (affectif et précoce).
- Des conduites donjuanesques, amour tumultueux, multiplicité des partenaires, sexualité addictive venant masquer la vraie faille découlant de la blessure narcissique fondamentale. La « solution sexuelle » se proposant dès que la blessure menace d’être réveillée.
- Le recours à une hyperactivité de type hypomaniaque, qui, lorsqu’elle s’épuise ou n’est pas ou plus possible par exemple lors du vieillissement est ressentie comme une blessure générant un sentiment de honte. Il se peut alors qu’il y ait repli sur soi, surenchère de la douleur morale, masochisme moral, voire un mouvement paranoïaque ou dépressif grave.
- La défense prédominante est celle qui va amener le danger interne sur un autre terrain, qu’il soit le corps, la relation, ou la phobie, afin d’obtenir une cohésion narcissique et antidépressive.
- La problématique de la différence des sexes est ramenée sur un plan beaucoup plus phallique du fort et du faible, le désir sexuel génital est tout autant haï qu’il est exhibé, la spécificité paradoxale de la défense étant de se servir du danger lui-même pour s’en prémunir. La séduction devient alors une exhibition tout autant qu’une stratégie défensive.
- Le danger pulsionnel interne est projeté sur l’autre d’où les alternances entre séduction « naïve » donnant lieu à une réaction de l’autre et vécu de cette réaction comme une attaque, équivalente à un viol.
- Il y a en effet jeu entre la tendresse et le sexuel, la déception restant le but ultime. Il y a « désir de désir insatisfait ». La sexualité est le lieu où se rejoue le manque de l’origine, il est alors question de perte d’amour et d’abandon tendant à faire revivre la détresse de l’enfant abandonné
- D’ailleurs l’hystérique donne l’impression de jouer avec son angoisse également, tient apparemment à elle au point « d’avoir peur d’oublier d’avoir peur »
- Les identifications multiples, labiles et contradictoires se font au désir d’un autre, souvent le rival, désirer être l’autre revenant à le faire disparaître.
- La suggestibilité reste au premier plan et font des hystériques les clients attitrés des méthodes miracles en tout genre.

Victime à la fois de carences ou d’excès des premières relations, l’hystérique présente aussi des points de fixation œdipiens et phalliques, ce qui semble donner un continuum allant de l’hystérie la plus normo-névrotique à des tableaux beaucoup plus graves dont le diagnostic différentiel avec les états-limites voire les psychoses reste très difficile, impossible si l’on s’en tient à un tableau descriptif. Ils ont en effet en commun, le polymorphisme des symptômes, la tendance dépressive, la défense par l’agir, les tendances toxicomaniaques, la dissociation, la dépendance, parfois la mythomanie, etc.

On distinguera cependant chez les états limites une problématique plus narcissique que sexuelle, avec forte prédominance du masochisme et de la destructivité (sous l’égide de l’instinct de mort). Les défenses également sont différentes, chez l’hystérique le refoulement reste prédominant, alors qu’on observe essentiellement le clivage, le déni, l’identification projective (l’ « effort pour rendre l’autre fou » ), et un rapport particulier à un objet omnipotent idéalisé et terrifiant à la fois, allant de pair avec des limites du Moi extrêmement fragiles.

L’angoisse peut être d’abandon chez l’hystérique, mais elle ne prend en général pas ce caractère déstructurant, envahissant et généralisé qu’on retrouve chez les états limites. L’adhésion à la réalité est meilleur et si l’hystérique n’est en rien à l’abri du déni, celui-ci ne peut perdurer sur le long terme. Il y a de plus chez les états limites, attaque des liens, de la pensée, de la symbolisation interdisant l’élaboration du conflit qui se voit alors très rapidement et très violement déchargé par le corps ou l’acte et les défenses comportementales tout aussi massives que sont toxicomanie, comportements suicidaires, régression psychosomatique, etc. La confusion des limites avec l’autre est aussi un trait « limite » dans une recherche de dépendance sur un mode archaïque.

En clair l’hystérie qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, en fera encore couler beaucoup. Et ce, même s’il y a fort peu de chances que vous entendiez parler d’hystérie de nos jours, dans la mesure où l’hystérique n’existe plus selon le sacro-saint DSM qui a éparpillé les symptômes un peu partout dans sa classification par souci de neutralité antipsychanalytique. Ainsi entendrez-vous peut-être parler de « trouble anxieux généralisé », à moins que ce ne soit de « syndrome dissociatif », ou de « trouble bipolaire ». La politique est simple : un symptôme = un médicament, éventuellement couplé à une TCC. On attaque le symptôme, sa disparition signant la guérison. Je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à Anna O. un cas d’ « hystérie » traité par Breuer selon la méthode cathartique, donc par hypnose, et dont le cas a été relaté par Freud dans les « Etudes sur l’hystérie ». On a pu dire de ce cas que c’était le « premier mensonge freudien », dans la mesure où la guérison prétendue, qui était de fait la guérison temporaire des symptômes sous hypnose, n’en était pas une, ce qui a fait de Bertha Pappenheim (son vrai nom) une fervente opposante de la psychanalyse (qui n’existait pas encore) incapable de la soulager de sa souffrance. J’ai l’impression que la boucle est en train de se reboucler….

Très cordialement
Martine Massacrier
martine@adps-sophrologie.com

Envoyé le 26/03/2014

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