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133 : Quelques réflexions critiques sur la "magie du positif"

martine


Bulletin 133. Juillet 2013
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Quelques réflexions critiques sur la « magie du positif ».
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Bien que la sophrologie n’emploie pas explicitement le terme de « visualisation positive », certaines de ses techniques (en particulier les « futurisations » ) sont telles, que l’amalgame est vite fait avec ce qui a pris ce nom dans la grande mouvance « New Age ». Les dérives qui en sont issues, on les connait : une forme de pensée magique qu’on pourrait résumer par la formule : « Visualise toi dans une situation positive et elle se concrétisera, ainsi peux-tu construire ton bonheur, attirer la chance, la réussite, etc… ».Le médiateur de ce miracle ? Une forme d’énergie … divine ?... cosmique ?... universelle ? On ne sait trop, si ce n’est que l’homme fait maintenant l’économie de la prière qui consiste à s’attirer la protection ou la bienveillance d’un Dieu par essence supérieur, pour passer directement au self-service à moins qu’il ne s’érige lui-même en tant que divinité ! Penser positif, imaginer dans un certain état de conscience basé sur la relaxation un avenir positif peut alors servir à guérir, aller mieux moralement, résoudre ses problèmes quelle qu’en soit l’origine, réussir dans sa vie, et j’ai même entendu dire très sérieusement que ça pouvait aider à trouver facilement une place de parking !

Et en plus….. ça marche !!!

Si, si…même pour la place de parking ! Si vous êtes sûrs que, comme tous les soirs, vous allez encore en avoir pour une heure avant de pouvoir vous garer, et que vous partez dans cette optique, résigné, vous préparant à cette corvée vue comme incontournable, il est tout à fait possible que vous ne voyiez même pas qu’une place est sur le point de se libérer, tellement c’est inconcevable dans votre état d’esprit que les choses puissent se passer autrement que selon votre prédiction négative. Alors que si vous êtes dans un état d’esprit différent, plus « ouvert », moins défaitiste, vous ne laisserez pas passer votre chance, étant naturellement plus attentif à toute opportunité, du simple fait que vous lui laissez la chance de se présenter.

Dans un domaine plus sérieux, on sait que le moral joue un rôle de premier plan dans la guérison, de même qu’on connait pertinemment les effets néfastes du stress et des émotions négatives sur la santé, nous n’y reviendrons pas.

Alors tenter de changer d’état d’esprit, de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, et tenter de gérer les angoisses la plupart du temps irrationnelles qui nous gâchent la vie, est une démarche salutaire que tout un chacun aurait intérêt à tenter.

Est-ce aussi simple qu’on veut bien le dire ? Pas forcément…. Mais pas si compliqué que ça non plus, à condition qu’on évite un certain nombre d’écueils que je vais tenter de résumer ici :

Le premier, j’y ai déjà fait allusion dans l’introduction de cet article : c’est le côté magique que parfois on attribue à cette pratique. Dans l’esprit de certains, la sophrologie serait une méthode capable de déclencher je ne sais quel type d’énergie susceptible de résoudre les problèmes de tout un chacun, les transformer, les rendre heureux, et je ne sais quoi encore…..sans qu’ils n’aient, eux, à faire d’autre effort que de pratiquer leurs séances. Témoin la question qu’on me pose très régulièrement « En combien de temps pourrai-je voir les effets ? ». Et à laquelle je réponds régulièrement : « Je n’en ai aucune idée, tout dépend de vous… ». Car, soyons clair, on ne peut agir, en sophrologie comme ailleurs, que sur soi-même, et dans la mesure de ce qui est réaliste. Si vous souhaitez voir votre situation conjugale s’améliorer, et que vous visualisez l’harmonie dans votre couple, cette harmonie ne s’établira pas du simple fait que vous l’avez visualisée, pas plus que votre conjoint hargneux ne se transformera tout à coup en Prince Charmant. C’est uniquement sur votre perception de la situation que vous pouvez agir, et sur vos propres attitudes, comportements et sentiments, l’idéal étant bien sûr de comprendre les enjeux inconscients d’un tel désaccord. Et ceci sans oublier que le plus positif pour vous peut tout aussi bien s’avérer être la rupture pure et simple, même si c’est ce que vous voulez éviter à tout prix .Pas de miracle en sophrologie donc, pas plus qu’en psychothérapie, on ne peut aller mieux sans un certain nombre de changements profonds qui tout naturellement conduisent à des comportements et des décisions mieux adaptées, et donc avec des conséquences sur votre vie plus positives . Sinon, ce sera de la suggestion ou du conditionnement, probablement efficace un certain temps, mais qui se diluera plus ou moins vite dans le temps, sans que rien ne soit vraiment résolu.

Le second point tourne autour du mot « positif » tellement galvaudé et employé à tort et à travers qu’il évoque tout autant une pratique quelconque d’’évolution personnelle que le fait d’être consommateur d’une grande enseigne d’hypermarché. Tout ceci découle pourtant d’une vérité incontestable : penser positivement rend plus heureux que penser négativement.

Une idée qui semble relever de la simple évidence dans la mesure où elle ne se transforme pas en une croyance simpliste disant que penser positif fait du bien, et penser négatif rend malade…obligatoirement !! Entrainant dans son sillage culpabilité et angoisse, ce qui peut conduire à dire : « J’ai peur, si je continue à être dans cet état moral (angoissé, déprimé, etc….) de me *faire* un cancer !». L’amalgame n’est pas loin entre un quelconque ressenti négatif auquel tout être humain ne peut qu’être renvoyé régulièrement y compris en dehors de tout état pathologique, et le Mal, le danger présent ou à venir. Bien sûr, ceci n’affecte pas n’importe qui n’importe comment, mais ceci est une autre histoire…Ceci vient encore renforcer une certaine tendance à survaloriser le positif et à se positionner dans un certain déni (voire un déni certain) du négatif qui n’aurait alors plus droit d’exister ou qui serait l’ennemi à combattre coûte que coûte. Et ceci va plus loin encore que ce qui pourrait s’énoncer comme : « Eliminez moi donc vite ce symptôme que je ne saurais voir », bien dans l’air du temps, c’est une conception de la vie où l’accomplissement suprême serait de n’être que positif dans l’oubli total que le « négatif » est un constituant à part entière de l’humain et qu’il a son rôle à jouer en tant que tel dans son développement.

La religion parle de Dieu et du Diable, du Bien et du Mal, il est alors question de morale et de lutte entre une tendance « bonne »  et une tendance « mauvaise » à combattre et dans l’idéal, éliminer. Le « Juste » étant alors celui qui se range du côté du Bien, se soumet à la volonté divine, et entre en lutte contre la tentation du Mal. Jusqu’ici on est dans une vision manichéenne du monde, mais qui a le mérite de laisser à l’homme un certain libre-arbitre, tout en lui laissant une possibilité de pardon pour ses fautes, ce qui implique qu’il est potentiellement susceptible de se livrer au Mal quelques soient ses bonnes résolutions, donc que rien ne peut le soustraire complètement à son influence. Confession, absolution, punition divine, culpabilisation judéo-chrétienne restent des concepts à discuter, reste l’essentiel : même un clivage absolu entre Dieu et Diable n’a pu résoudre le problème : l’homme est au cœur de ce conflit entre le Bien et le Mal, responsable mais faillible, décideur potentiel, mais toujours susceptible d’être dépassé par des forces qu’il ne maîtrise pas forcément. Simplement là les forces bonnes ou mauvaises sont extériorisées, projetées dans un système dont l’homme dépend mais qui reste extérieur à lui, même s’il y est soumis.

Si la connotation Bien /Mal, au sens religieux et moral des termes tend à disparaître, on n’en demeure pas moins imprégnés de cette dichotomie qui se traduirait bien plutôt en termes de bon/mauvais : est bon ce qui me fait du bien, est mauvais ce qui me fait souffrir. Ceci sous tend l’état d’esprit « tout positif » tel que décrit ici, sauf qu’une connotation morale d’un genre nouveau se sur-inscrit : est bon moralement, « évolué », valorisant, témoin d’un esprit apaisé et équilibré, ce qui est positif (pensée, émotions, espoir…), est mauvais ce qui est négatif (pensées, émotions, tristesse, angoisse, conflit….). Et c’est ici que l’on retrouve en gros nos sept péchés capitaux de la Bible renommés pour la circonstance « émotions négatives ». Certains ont perdu de leur crédibilité, ainsi la luxure n’a plus vraiment droit de cité après la libération sexuelle, la gourmandise se heurte directement aux diktats de la minceur, à moins qu’elle n’entre dans le domaine de la pathologie avec la boulimie, l’anorexie ayant jusqu’ici été plutôt valorisée par l’Eglise qui a tendance à la canoniser, la paresse se heurte directement au mépris de la société de production et de rentabilité, envie et orgueil sont reclassées dans le cadre des pathologies du narcissisme, l’avare n’intéresse plus vraiment, si ce n’est qu’on envie sa possibilité de faire des économies en temps de crise … Reste la colère !

A ce sujet, j’ai remarqué un phénomène assez étrange et répétitif chez les partisans du « tout positif », qui entre dans le cadre d’une forme de phobie des émotions négatives parmi lesquelles l’agressivité et ses variantes (haine hostilité, conflit….) a une place à part, totalement diabolisée. En effet, parmi les principaux affects négatifs, si ce qu’on appelle le stress est vécu comme subi et volontiers attribué à des causes extérieures, si la tristesse (souvent réduite à sa manifestation, les pleurs, dans l’ignorance qu’on peut tout aussi bien pleurer de rage ou pour évacuer une tension) est à la limite  tolérée  comme « évacuatrice », libératrice, l’agressivité quant à elle se doit d’être totalement inhibée.

Le résultat se traduit malheureusement parfois, quand ça marche trop bien, ce qui n’est heureusement pas toujours le cas, par une fausse personnalité, vivant dans la répression des affects et la frustration qui en découle, au nom d’un idéal illusoire de paix, de sérénité, de pureté, idéal de « tout positif », se valorisant au nom de cet idéal construit sur le déni d’une partie de soi qui lui ferait ombrage. Ce type de personnalité a particulièrement recours à la projection pour se débarrasser de tous ces affects non reconnus : ainsi les voit-on diaboliser le monde, la violence qui y règne, ou même les autres, les gens qui eux, continuent à exprimer leurs émotions, vivre leurs conflits et qu’ils considèrent avec condescendance comme des sous-êtres quelque peu sous évolués et particulièrement dangereux. Les sujets de prédilection de leurs projections (ce qu’ils critiquent le plus) : la violence déniée chez eux et la pollution sous toutes ses formes pourvu qu’elle soit projetée dans le monde extérieur qui ne manque certes pas de supports malheureusement bien réels à cet effet. Ainsi devenue méconnaissable , on ne peut plus deviner la nature des « poisons » qui concernent moins l’environnement que leur monde interne, toujours menacé de salissure par ces affects polluants ainsi rejetés hors d’eux.

Une telle personnalité littéralement « aseptisée » risque fort de ne s’avérer qu’un colosse aux pieds d’argile, bâti sur une illusion qui a toute chance de se voir battue en brèche par l’inévitable retour de ce qui a été ainsi privé de sens en soi sous une forme déguisée, détournée, projetée, pervertie, ou encore retournée contre soi. Car comme on le sait : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. ».

Et c’est plutôt dans le sens d’une transformation de ce qui est dans la réalité que l’on peut espérer une issue positive plutôt que dans une illusion doublée d’un déni.

Hors toute connotation morale, hors de tout jugement de valeur, Freud est amené dans les années 1920 à introduire le concept de pulsion de mort dans sa théorie. On est donc désormais en présence de deux « tendances » à la base de la constitution du psychisme humain, la première étant au service de la vie, qui tend à lier, à unir, à intégrer les différentes choses dans des ensembles de plus en plus vastes, la seconde travaillant à son encontre en dissociant, attaquant les liens, détruisant les unités ainsi constituées, son objectif ultime étant de tout ramener à l’état de matière inanimée. .L’intéressant est qu’on ne parle plus alors de combat, mais d’antagonisme, et surtout de synthèse dans la mesure où l’on envisage ces deux tendances dans leur intrication ou leur désintrication, de même qu’on les considère dans leurs proportions relatives de l’une par rapport à l’autre. Les deux étant là, elles ont leur rôle à jouer et si la Vie est au service de l’union, la pulsion de mort peut tout aussi bien se porter garante d’un minimum de séparation nécessaire à l’individualisation et l’évolution de chacun. Elle ne devient « mortelle », que quand, désintriquée, totalement libre, elle se transforme alors en pure destructivité pouvant se tourner contre soi ou contre l’autre. Le terme « intriqué » peut se traduire par lié, imbriqué, mélangé, de telle sorte que l’une tempère l’autre, et forme une sorte d’alliage possédant sa tonalité propre, différente en fonction des proportions de l’une et de l’autre mises en jeu. Une désintrication, une déliaison totale laisserait alors la composante pure agir pour son propre compte, sans frein et même sans cause ni objet, sans autre but que son propre assouvissement.

Pour en revenir à notre dichotomie positif/négatif, cette approche est des plus intéressantes.

« L’objet nait dans la haine » nous dit Freud, ce à quoi Winnicott fait écho quand il nous dit « Grandir est par essence un acte agressif ». Cette agressivité que ses détracteurs assimilent souvent à tort à de la violence sauvage qui n’en est que la forme pathologique, est un constituant de la vie et au service de la vie. Elle est en général en grande partie liée à l’amour et à la sexualité, dans un complexe de composition variable en fonction de la proportion des deux : ainsi si trop d’agressivité peut conduire au meurtre passionnel, pas assez peut conduire à l’impuissance. De manière plus générale, trop peu d’agressivité sociale aura pour conséquence la timidité, le manque d’affirmation de soi, l’évitement systématique des conflits au prix parfois d’une gymnastique impressionnante, et nuira franchement à la réussite tout autant qu’à l’épanouissement personnel, pour ne pas parler de l’éternelle frustration et le manque d’estime de soi qui résulte du fait de ne jamais arriver à se positionner, et d’être éternellement « celui qui subit ».

Donc la première étape est bien de se libérer de toute idéologie du bien et du mal, de toute idéalisation d’un faux positif qui ne serait construit que sur un déni pour entrer en contact avec l’ « état des lieux » tel qu’il se présente comme une manifestation de l’humain en soi, sachant que cet état de lieu n’est qu’un moment ponctuel inscrit dans une histoire globale qui lui donne un sens qui reste à découvrir. Pourquoi moi ? pourquoi maintenant ? Qu’est ce qui se revit de mon passé ? Quelle est ma responsabilité inconsciente dans ce qui m’arrive ? Quel besoin vient ici s’exprimer ?. Autant de questions qui vont permettre de donner un sens à ce qui se passe, l’intégrer à une histoire globale, première étape d’un changement potentiel. On se réinscrit comme acteur de son histoire, même si l’acteur a jusqu’ici subi le texte plus qu’il ne l’a écrit, il reste toutefois à comprendre pourquoi c’est lui qui est dans ce scénario et pas un autre.

Quand ce travail de débroussaillage est fait, et quels que soient les difficultés inhérentes à l’histoire personnelle de chacun, la seconde étape sera de se (faire) reconnaître , et pourquoi pas éventuellement en tant que victime d’un passé, d’une histoire, qui nous ont enfermé dans ce vécu négatif. Se (faire) reconnaître c’est recontacter la réalité de ce qui a été vraiment, et non de ce qu’on nous a raconté où l’idée qu’on s’en est fait et de reconnaître aussi les préjudices subis. C’est une étape cruciale tout autant que l’est l’expression du négatif qui en découle: agressivité, sentiment d’injustice, de manque, de tristesse, révolte… Une étape indispensable qui vient bien faire prendre conscience que « le passé n’est pas le passé », n’en déplaise à ceux qui aimeraient tourner rapidement la page, comme si rien ne s’était passé dans une hypothétique renaissance qui effacerait magiquement notre histoire et nos origines. Le passé est toujours actif et construit notre présent tant qu’on ne l’a pas débusqué pour le renvoyer d’où il vient, non pas en le niant, non pas en l’oubliant, mais en en faisant ce qui nous a construit et nous a fait devenir ce que nous sommes.

Peut alors venir la seule réponse vraiment positive, celle qui seule est digne de notre responsabilité enfin retrouvée et que Sartre décrit ainsi : « "L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous ".

Ceci implique que s’il est important d’être reconnu et de se reconnaître soi-même dans sa souffrance passée et présente, il est tout autant important de ne pas s’y complaire, s’y vautrer pourrais-je dire, en ressassant une éternelle plainte, ou en réclamant éternellement un dû qu’on ne pourra de toute manière plus jamais recevoir. On ne peut réécrire l’histoire, ce qui s’est passé, s’est passé de la manière dont ça s’est passé, et ça c’est irréversible. Et il est tout aussi nocif en cas d’histoire douloureuse de repousser loin de soi ce passé comme nul et non advenu ,que de ne pouvoir en sortir et se complaire dans une forme de fidélité à des mécanismes toxiques qu’on ne peut lâcher, une forme d’identification à l’agresseur qui fait qu’on continue à se maltraiter comme on l’a été jadis, ou même une forme de révolte ou de revendication éternelle qui n’est qu’une autre forme d’accrochage en négatif à ce à quoi on ne peut renoncer. On est là en présence d’une forme de deuil à faire, le deuil de ce qui aurait pu être et qui n’a pas été.

Et ce n’est qu’ensuite, dans cette question qui revient à intégrer notre histoire et lui donner un sens que le positif, le vrai prend toute sa valeur : que vais-je faire de ce qu’on a fait de moi ? Et bien m’en servir tout simplement ! Car il y a toujours quelque chose à tirer de toute expérience fut elle la plus négative : il suffit de penser à ces personnes qui ont perdu un enfant, chose qui aurait pu les abattre totalement, mais qui ont fondé par exemple une association d’entraide pour parents dans la même situation, de penser à ces victimes d’incestes ou de violences qui ont témoigné, partagé leur expérience pour en faire bénéficier d’autres qui se sont sentis moins seuls, de tous ceux qui ont mis leur expérience au service des autres ou simplement mis leurs qualités ou leurs compétences acquises parfois très cher au service de leur créativité, ou de leurs projets personnels. Là prend place le positif, dans le choix de l’avenir que l’on se réserve, (ce qui ne veut pas dire que c’est facile), à condition que ce passé que l’on va mettre au service se son devenir soit suffisamment digéré , élaboré et intégré pour qu’on n’ait plus besoin de le vivre par procuration au travers des autres que l’on prétend aider et qui ne seraient alors que des instruments de vengeance ou des palliatifs à nos propres manques encore à vif.

Est-ce à dire qu’il ne saurait y avoir de vrai positif qui ne soit forgé au feu du négatif ? Probablement. N’est ce pas finalement notre destin d’humain ? Le nourrisson ne doit il pas, avec l’aide de son environnement, surmonter la détresse pour acquérir son sentiment de sécurité, surmonter la dépendance et l’angoisse de séparation pour conquérir l’autonomie ? Disons simplement que parfois il n’a pas été possible de le faire en temps réel et que la vie nous redonne à travers certaines épreuves la chance de faire ce qui n’a pu être fait jadis. On a la possibilité de saisir cette chance ou de tourner la tête et prétendre avoir « sauté au dessus de ses genoux » et rejoint le nirvana avec quelques formules magiques….

Sur ces réflexions, je souhaite à ceux qui partent d’excellentes vacances et bon courage à ceux qui restent. Dans tous les cas je vous donne rendez vous au mois prochain.

Très cordialement
Martine Massacrier
martine@adps-sophrologie.com

Envoyé le 26/07/2013

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