adps

Archives, annonces et actualités ADPS
NO:
 20111229070146

..
[ Accueil Archives, annonces et actualités ADPS ]  
.

115 quelques réflexions sur la "réalité"

martine

www.adps-sophrologie.com


Bulletin 115 Janvier 2012
************************************
Quelques réflexions sur la « réalité »
********************************************
S’il existe quelque chose qui rassure tout le monde c’est bien la certitude qu’on peut s’appuyer sur notre raison, notre
rationalité, notre logique et notre capacité de discrimination. Grâce à elles, nous appréhendons le monde qui nous entoure d’une manière que nous jugeons « réaliste » et bien sûr nous sommes tous persuadés d’ « avoir raison », jusqu’à preuve du contraire, et encore ! Parfois la preuve du contraire n’a pas forcément la capacité de convaincre certains de leurs erreurs ! De la fin de non recevoir directe au « Je sais bien mais quand même…. », on a tous fait face à ces réactions exaspérantes où la logique semble ne plus avoir de prise sur qui a décidé de ne pas changer d’opinion quoiqu’il arrive ! C’est ainsi que nous pouvons régulièrement assister au spectacle, comique vu de l’extérieur, d’affrontement de personnes ayant toutes « raison ». « Chacun voit midi à sa porte » c’est bien connu, comme il est bien connu que ce sont les croyances les plus irrationnelles qui semblent avoir le plus de force de conviction sur celui qui en est affecté, quand ce n’est pas sur son entourage. Ainsi, la Raison
semble avoir de multiples visages en fonction de celui qui la détient, quant à l’Erreur, c’est bien sûr ce que pense l’autre quand il n’est pas d’accord avec nous.

A cet homme doté d’une rassurante raison, sensée le diriger « selon sa volonté éclairée » dans la vie, Freud a porté une
blessure narcissique extrême, au point qu’on se demande si elle n’a pas été plus déstabilisante que la découverte choquante
pour l’époque de la sexualité infantile, et par la même au centre du rejet radical par certains de ses théories, y compris par ceux qui n’en veulent rien entendre sous prétexte qu’elles ne se prêtent pas à l’expérience scientifique, qui elle bien sûr est seule garante de la vérité. En effet Freud découvre l’existence d’un inconscient, qui non seulement est infiniment plus vaste que le champ conscient où siège la fameuse raison, mais encore nous dirigerait à notre insu, serait la véritable source de nos actes, contraignant la raison à se mettre à son service pour rationaliser après coup ce que nous n’avons pas pu ne pas faire. La raison devient donc là ultime défense contre la prise de conscience de notre impuissance réelle.

Quoiqu’il en soit, ce qui nous permet de dire que nous avons « raison », c’est que nous avons une opinion sur le monde qui
nous entoure, donc que nous « pensons » le monde. Cette pensée si naturelle, avec laquelle nous faisons tellement corps que
nous ne pensons même pas que nous pensons, alors même que nous ne pourrions nous imaginer sans la pensée. Cette pensée, support de la raison, n’est toutefois pas arrivée telle quelle avec nous à la naissance, elle s’est constituée au fil du temps, s’est construite au travers de nos expériences, certaines communes à tous dues à l’évolution normale du psychisme, d’autres plus personnelles liées à notre histoire et notre environnement. Ainsi ses défaillances, ses dysfonctionnements, ou même sa nature particulière, ne sauraient être considérés en dehors de notre histoire personnelle et de la construction de notre
individualité.

Car au fond, qu’est ce que penser ? Penser, c’est avant tout se représenter le monde, ce qui implique que nous ne sommes pas en rapport direct avec lui mais avec la représentation que nous nous en faisons. La pensée, prend donc une fonction de filtre entre nous et la réalité brute des choses (et personnes) qui nous entourent, dont le contact direct est impossible et serait
probablement insupportable en raison de l’afflux d’excitation ingérable qui en résulterait. A ce titre la pensée, modelée par les mécanismes de défense qui nous sont propres, est elle même mécanisme de défense. Ce mécanisme de filtre de la réalité
extérieure agit de même à l’encontre de notre monde interne : ainsi nous ne sommes pas en contact direct avec notre monde
pulsionnel mais avec les représentations de nos pulsions, représentations dont nous savons à quel point elles peuvent être
déformées par nos mécanismes de défense, voire ne pas apparaître du tout. C’est ainsi que le phobique sera terrorisé par une
araignée plutôt que d’être terrorisé par un désir interdit, la représentation de l’araignée s’étant substituée à une autre
représentation, fortement censurée. Mécanisme de défense assimilable à un « pare-excitation », la pensée est aussi ce qui
nous permet, et c’est là une de ses fonctions essentielles, de nous représenter l’absence, en pouvant maintenir en nous la
représentation de l’objet absent et la relation avec lui.

C’est d’ailleurs du manque de satisfaction immédiate de nos désirs et de la frustration qui en découle que naît la pensée. A
l’origine, le monde du nourrisson est un monde constitué non pas de pensées mais de sensations brutes, en provenance du monde externe comme du monde interne, les deux étant confondus à l’origine (la notion dedans/dehors n’étant pas encore acquise). Ces sensations se verront très vite séparées en bonnes sensations et mauvaises sensations, les bonnes étant conservées à l’intérieur, les mauvaises projetées à l’extérieur sur le mode oral : je mange, je crache. Ceci est bien sûr schématisé à l’extrême…
Les expériences bonnes, dont le prototype est le nourrissage, laisseront des traces mnésiques qui seront réinvesties lors d’une expérience ultérieure de manque : le bébé pouvant alors imaginer le retour de l’expérience de nourrissage quand il a faim : c’est la « réalisation hallucinatoire du désir ». Mais cette expérience reste fragile et ne peut durer au delà d’un certain temps lorsque par exemple l’état de privation dure trop longtemps. Il sera alors poussé à aller chercher dans le monde extérieur le moyen de satisfaire le désir, ce qui engendrera un passage des « processus primaires » régis par le principe de plaisir (recherche du bon,rejet du mauvais), aux « processus secondaires » régis par le principe de réalité qui implique la prise en compte de la réalité extérieure, et la nécessité de différer la satisfaction. On n’est plus dans le « tout, tout de suite » mais dans le « comment faire pour… compte tenu de la situation » qui implique bien sûr de pouvoir résister à la frustration et différer la satisfaction. C’est entre ces deux mondes, celui des processus primaires, et celui des processus secondaires que la pensée jette un pont, permettant de combler l’espace, remplir le vide de l’absence de satisfaction, tout en limitant la décharge motrice et régulant la tension créée par cette non décharge. Ce passage des processus primaires aux secondaires n’est pas un absolu en soi et on peut voir dans de nombreux cas à quel point les processus primaires sont encore actifs.

Ces mécanismes de projection et d’introjection sont constitutifs de la notion du dedans/dehors. Complétés par l’identification
projective, ils sont pour Mélanie Klein les processus dont sera issue la pensée. L’identification projective mécanisme extrêmement néfaste lorsqu’il est employé en excès ou ne cède pas la place à des mécanismes plus élaborés, reste donc le
mécanisme à la source de l’activité de penser, de même qu’il sera de la source de la communication humaine et de l’empathie.

Pour Mélanie Klein, l’identification projective est la manière dont le nourrisson projette fantasmatiquement des parties de son
propre soi dans l’objet extérieur (la mère). La mère est alors ressentie comme contrôlée par ces parties de lui-même projetées,
de même qu’il la perçoit comme assimilée à ces parties de lui-même. Là encore pour schématiser des notions peu évidentes,
s’il projette en elle ses mauvaises parties (agressivités, frustrations…) elle sera perçue comme mauvaise, s’il projette en elle ses bonnes parties (satisfaction, sécurité…) elle sera perçue comme bonne et rassurante. Ceci est à l’origine du clivage bonne mère/mauvaise mère.

Il est nécessaire à ce stade de rappeler quelques définitions :

- L’ « objet » est ce par quoi se satisfait la pulsion. Dans le langage psychanalytique l’objet peut tout aussi bien être une
personne.
- L’ « objet externe » est le véritable objet, la véritable personne dans le monde extérieur
- L’ « objet interne » est la représentation que nous nous faisons de cet objet et de la relation que nous entretenons avec lui.Représentation qui bien sûr ne « colle » pas forcément à la réalité et peut être modifiée par de très nombreux facteurs, entre autre nos fantasmes, nos projections, etc.…
- L’ « objet partiel » représente une partie de soi ou de l’autre et non le tout. Le prototype de ces objets partiels est le sein de la mère. Mais ces « objets partiels »  ont comme propriétés d’être fantasmatiquement perçus comme des personnes totales et de ce fait en avoir les caractéristiques : bon, mauvais, rassurant, persécuteur, etc.…

C’est ce qui se passe à l’intérieur du bébé : il clive les mauvaises parties de lui-même, ses « mauvais objets », correspondant aux expériences désagréables, ce qui veut dire qu’il les isole des bonnes expériences, dans deux « mondes internes » qui ne communiquent plus . La partie mauvaise est alors projetée dans la mère. Ce clivage se double du clivage de l’objet externe en bon objet (gratifiant, sécurisant) et mauvais objet (frustrant), les deux étant perçus comme des personnes entières ; ainsi le bébé perçoit qu’il a une « mauvaise mère » et une « bonne mère ». Ces processus bien sûr prennent place avant l’intégration de soi et de l’autre comme objets totaux à la fois bons et mauvais, et séparés, ce qui ne veut pas dire là encore qu’on n’en trouve pas la trace ultérieurement, parfois de façon saisissante.

Mais si le bébé peut fantasmatiquement projeter ses mauvais objets dans la mère pour se soulager de ses tensions, il peut tout aussi bien y projeter ses « bons objets », s’il se sent lui même envahi de mauvais objets, par exemple par son agressivité. Il projette alors le « bon objet » dans la mère pour qu’il ne soit pas détruit par ses mauvais objets internes.

On conçoit très vite ce que le fait de continuer à fonctionner de cette manière après ce temps archaïque, peut avoir d’appauvrissant et de déstructurant pour le psychisme. Mélanie Klein explique d’ailleurs la psychose par une régression à ce
mode de fonctionnement archaïque.

Mais on ne saurait conclure ce voyage dans le monde d’avant la pensée et dont elle est issue sans faire le détour par les
apports originaux de Bion que vais ici tâcher de résumer :
Bion appelle « éléments bêta » les impressions sensorielles brutes perçues par le nourrisson. Ces éléments tels quels sont
insupportables et inassimilables, ils doivent pour cela faire l’objet d’un traitement, d’une modification pour être en quelque sorte « détoxifiés » et rendus supportables et assimilables. C’est le travail de la « fonction alpha » qui va transformer ces éléments béta en éléments alpha plus supportables. Faute de disposer à la naissance de la fonction alpha, ce rôle sera dévolu à la mère.

Le bébé enverra donc ses éléments béta par identification projective chez la mère qui les transformera et lui permettra de les réintégrer sous une forme assimilable par lui. La faim viscérale, insupportable, donnera lieu à un moment de détresse intense,des hurlements, etc.…la mère en prenant son bébé dans les bras, lui parlant, le calmant joue cette fonction. La réintégration par le bébé de ces éléments alpha sera à l’origine de la construction de son monde psychique interne, sa propre fonction alpha et sa capacité de penser.

La tolérance innée du bébé à la frustration est de la plus haute importance dans ce processus de construction de sa capacité de penser, car faute de pouvoir supporter la frustration, il sera amené à persister dans un processus d’évacuation par identification projective de ses contenus internes, voire même attaquer sa propre capacité de penser dans la mesure où c’est elle qui lui fait prendre conscience du manque. Entre les deux, il se peut que la frustration soit insuffisamment bien supportée, le bébé réagira alors par un sentiment de toute puissance, d’omniscience qui bloquera toute évolution ultérieure au niveau des acquis par l’expérience.

Mais il se peut aussi que la mère soit défaillante dans son rôle, que pour une raison ou une autre, elle soit incapable de recevoir les identifications projectives de son bébé, ou incapable de transformer les éléments béta en éléments alpha (si par exemple elle est elle-même envahie par la détresse de son bébé). Le bébé ré introjectera alors ce que Bion appelle une « terreur sans nom », inassimilable et traumatique.

Pour Bion, tout individu a en lui une partie psychotique. Il explique les troubles de la pensée (majeurs chez les psychotiques) par l’intolérance à la frustration qui conduit le sujet à persister dans l’emploi de l’identification projective pathologique visant à rejeter l’expérience de frustration plutôt que de l’élaborer et chercher à la transformer.

Aux vues de ces élaborations théoriques, ce n’est rien de dire que la pensée est issue du chaos et a parfois malheureusement
tendance à y retourner. Ces mécanismes archaïques (projection, identification projective, clivage, déni, omnipotence,
idéalisation…) devraient en théorie être dépassés pour donner naissance à des mécanismes plus élaborés, moins couteux en
énergie psychique et plus en adéquation avec la perception de la réalité, même si nous l’avons vu nous ne pourrons jamais
prétendre à percevoir autre chose que la représentation que nous nous en faisons. Ces mécanismes restent quasiment
inchangés chez le psychotique chez qui l’activité de penser est fortement perturbée. Mais la clinique actuelle des pathologies
narcissiques (en particulier toute la gamme des troubles borderline) nous montre à quel point ils sont encore présents sans qu’on puisse dire pour cela que l’individu soit « fou ». Qu’est ce d’autre en effet que le monde dichotomique du border line qui oscille entre objets tout bons et objets tout mauvais, portant les uns aux nues et attaquant violement les autres, si ce n’est le résultat de ces premiers mécanismes ? Et que fait le toxicomane, ou l’individu sujet au « passage à l’acte » si ce n’est fuir des sensations insupportables tout autant qu’impossible à élaborer ? Que fait le pervers narcissique qui n’a de cesse de projeter ses mauvais objets dans un autre ? Sans parler de la régression psychosomatique qui réduit la capacité de penser au factuel,en la coupant de toute possibilité de symbolisation, de tout fantasme ?

Et même si nous avons la chance (qui semble de moins en moins partagée à l’heure actuelle) de nous constituer une bonne et
solide névrose, pouvons nous dire pour cela que nous avons accès à la Raison ? Voici quelques exemples de résultats des
mécanismes « évolués » au travers desquels nous nous pensons nous-mêmes et nous pensons le monde :

- D’abord l’identification, grâce à laquelle nous construisons notre monde interne. L’identification qui fait que nous prenons un jour pour nôtres certaines caractéristiques de ceux qui nous entourent, en particulier les parents. Où est le choix conscient de prendre ou non tel ou tel trait voire telle ou telle pathologie ? Et pourtant …,quand on affirme péremptoirement être comme ceci ou comme cela, qu’on en soit fier ou pas, on est intimement convaincus que c’est de nous que l’on parle, que c’est notre essence même que l’on pose et que l’on défend face à l’autre.

Quant à ce qui concerne les mécanismes de défense normaux et constitutifs de tout un chacun :

- Citons la dénégation qui consiste à affirmer que "ce qui est n'est pas" : « Je n'ai pas de conseil à vous donner, mais...»
- Citons la projection : « ils est jaloux de moi » alors que de fait c’est moi qui le suis. Projection centrale dans les relations humaines où le bouc émissaire est présent depuis la nuit des temps et qui gère au delà de la personne les opinions
sociopolitiques.
- Nous avons vu le déplacement phobique où une représentation se substitue à une autre, point n’est besoin de développer une
phobie pour que ce mécanisme soit à l’œuvre
- Je pourrais parler des ravages de l’inconscient et de la compulsion de répétition sur les relations amoureuses, en particulier quand les échecs se succèdent ou quand la dépendance vient faire du couple une caricature de la relation maternelle infantile.
- Je pourrais également parler des formations réactionnelles qui parfois font passer pour si vertueuses des personnes ayant
ainsi mis la « tête à l’envers » à leurs instincts profonds.
- Je pourrais de fait presque citer tous les cas de figure, même et surtout non pathologiques pour montrer à quel point « nous
ne sommes pas maîtres en notre demeure ».

Mais alors qu’est ce qui fait que nous en ayons tellement l’impression ?

Le besoin d’être rassuré d’abord : porter en nous cet inconnu qui décide à notre place, et qui parfois même peut se révéler notre pire ennemi n’a rien d’agréable à concevoir !

Mais surtout un processus de défense bien particulier qui s’appelle la rationalisation et qui pourrait se définir comme la
caractéristique de trouver après coup des bonnes raisons pour justifier nos conduites, nos pensées, nos opinions et nos
sentiments. C’est la rationalisation qui nous permet de dire que nous avons « raison ». La rationalisation activité majeure de
notre pensée est une courtisane qui se vend au plus offrant. Et Dieu sait si notre inconscient a les moyens !

Nous avons vu que plus une croyance (qui peut parfois être présentée comme une opinion) est folle, plus l’individu s’y accroche avec conviction. Mais restons dans le monde du dialogue où l’ouverture à l’autre n’est pas totalement bouchée. Je ne citerai qu’un exemple, vous laissant le loisir de repérer en vous et autour de vous les innombrables cas où la rationalisation est à l’œuvre :

Pierre pénètre dans un magasin de chaussures. Il a une idée exacte de ce qu’il veut et rentre là par hasard au cas où il
trouverait son bonheur. Par malchance, il n’y a rien qui corresponde à ses souhaits, mais par malchance aussi il y a une
excellente vendeuse qui a décidé qu’il ne repartirait pas sans rien ! Pierre est un grand timide, il est peu sûr de lui, très
influençable et ne sait pas dire non à une femme qui fait preuve d’un peu d’autorité (vous vous doutez pourquoi ?). Passons sur
l’anecdote, le tout est qu’il se retrouve un quart d’heure après dehors avec dans un sac une paire de chaussures fort onéreuse
qu’il ne portera probablement jamais, en tout cas qui ne correspond en rien à ce qu’il était venu chercher. Le premier sentiment qui envahit Pierre est la honte, honte de sa faiblesse, de ne pas avoir pu simplement dire non. Ajoutons la rage, contre lui, contre la vendeuse, la prise de conscience de l’effet que cet achat onéreux va avoir sur son budget, et surtout… la réaction de sa femme face à cet achat incongru (ce qui nous ramène au problème n°1 : Pierre et les femmes). Quoiqu’il en soit Pierre se sent mal. Se met alors en place un processus mental qui va le conduire à s’auto-persuader (plus ou moins en fonction de la force du mécanisme) que finalement « elles sont très bien ces chaussures, au fond c’est mieux que ce que je voulais au départ, puis au fond, le prix qu’on paye, on le retrouve dans la qualité, etc., etc.…la liste des arguments peut être développée à l’infini ». Voilà l’exemple d’une décision « rationnelle » et argumentée !

Pas la peine de rire, on est tous plus ou moins comme çà, et hors cas pathologique, ce n’est pas plus mal dans la mesure où
ça nous assure une certaine tranquillité. Il serait tout autant fastidieux que paralysant de chercher à tout analyser dans la
mesure où on n’en souffre pas et qu’on n’en fait pas souffrir les autres. L’illusion est aussi nécessaire à la vie, dans la mesure bien sur où elle ne se substitue pas à la réalité. Mais dans tous les cas j’espère que la lecture de ce bulletin permettra une réflexion qui débouchera sur une meilleure tolérance de l’autre dans la mesure où on sait qu’au fond on n’est pas si différent et que si ses propos nous paraissent parfois extravagants, les nôtres ne le sont pas moins à ses yeux. Renonçant à connaître La Réalité, peut être peut-on mieux tolérer les réalités individuelles, qui au fond participent à la richesse des relations humaines, même si elles ne sont pas exemptes de conflits parfois !

C’est en tout cas ce que je vous souhaite pour l’année 2012

Très cordialement
Martine Massacrier
martine@adps-sophrologie.com
  

Envoyé le 29/12/2011

..
[ Accueil Archives, annonces et actualités ADPS ]  
.

Conception: AlainRioux.com  © Tous droits réservés.