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111. Stéréotypes et préjugés

martine

www.adps-sophrologie.com

Bulletin 111 Septembre 2011
Stéréotypes et préjugés.

Il n’y a pas de pire obstacle à la liberté que l’intime conviction que nous sommes libres, maîtres de nos pensées, de nos décisions et de nos actes alors que nous ne le sommes pas. Il est impossible de lutter contre une quelconque manipulation si nous ne nous savons pas manipulés. Pour vous convaincre de l’importance de l’existence de ce sentiment de liberté pour la réussite d’une manipulation, quelle qu’elle soit, je vous invite à lire ou relire le « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » de Joules et Beauvois.

Le manipulateur n’est pas toujours une personne extérieure, très souvent il réside à l’intérieur de nous, ceci nous le savons depuis la découverte par Freud de l’inconscient, où réside la véritable source de nos actes et de nos pensées , inconscient qui réduit ce conscient dont nous sommes si fier à être son esclave en rationalisant des actes que nous serions les premiers à discréditer si nous en connaissions les vraies motivations. Comme disait Cocteau : « Quand ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

Ces bulletins traitent régulièrement de tous les leurres dont nous sommes victimes, car on ne peut vaincre un ennemi que lorsqu’on le connaît et à minima qu’on sait qu’il existe. Aujourd’hui, nous allons encore une fois examiner un de ces leurres communément partagés par l’humanité toute entière, je veux parler de la pensée qui se base sur des préjugés et des stéréotypes qui déforment notre perception du monde et des autres. Or, préjugés et stéréotypes ont pour principale caractéristique d’être extrêmement rigides et de résister à tout esprit critique, tout en donnant l’intime conviction qu’ils sont la réalité et la vérité, réalité prétendument issue de notre expérience personnelle , mais qui n’est de fait que la perception déformée que nous avons du monde. C’est cette confusion entre réalité et pensée stéréotypée que je vais tâcher d’éclairer ici en me basant sur les conclusions d’un certain nombre d’études que je résumerai parfois très succinctement parmi les très nombreuses qui ont été faites sur le sujet dans le domaine de la psychologie sociale.

On a des pré-jugés (etym : jugés avant) lorsqu’on pose à priori des jugements positifs ou négatifs, sur une personne ou un groupe de personnes. On pense bien sûr immédiatement entre autres, au racisme, au sexisme, et à toutes les fois où on juge un individu sans le connaître, simplement au nom de son appartenance à tel ou tel groupe contre lequel on nourrit des préjugés, ici en l’occurrence, négatifs.
Longtemps florissant, parfois même entérinés par des théories pseudo scientifiques, il a fallu attendre la venue d’un individu tel qu’Hitler et la seconde guerre mondiale pour qu’on commence à prendre en compte la dangerosité des préjugés ou plutôt de ce qui malheureusement est souvent leur conséquence directe à savoir le racisme et la discrimination. Racisme est à prendre ici au sens large, qui inclut le racisme anti étranger bien sûr mais aussi anti femme, anti homme, anti jeune, anti vieux, anti riche, anti pauvre, bref anti tout ce que nous ne sommes pas .

Juste après guerre, Adorno se penche sur la question et tente alors de prédire si tel ou tel trait de caractère chez une personne la prédispose à être plus susceptible qu’une autre d’adhérer à une idéologie fasciste. Il en ressort un portrait type , celui de la « personnalité autoritaire », personnalité particulièrement psychorigide, obéissant inconditionnellement à l’autorité, et possédant une vision du monde clivée en tout blanc/tout noir, tout bon/tout mauvais, ce qui dévoile une pensée catégorique particulièrement rigide. Ce type de personnes selon lui serait plus susceptible que les autres d’entretenir des préjugés en ce qui concerne les groupes dits « inférieurs ». Si ses études telles qu’elles ont été mises en œuvre ont largement été critiquées tant par rapport à la méthodologie employée que par rapport aux explications d’inspiration psychanalytique données pour expliquer le fondement d’une telle personnalité, je crois qu’il est pourtant évident que beaucoup de personnes entretenant plus que les autres des préjugés se rapprochent souvent de ce profil.

Qu’est ce que la pensée catégorique ou pensée par catégories ?

La catégorisation fait partie de notre manière d’appréhender le monde qui nous entoure. Percevoir, c’est catégoriser : les informations nous viennent de l’environnement sous forme de stimuli sensoriels multiples et anarchiques (formes, volumes, couleurs….) que nous devons réorganiser, afin de donner un sens à ce que nous percevons et identifier les objets qui nous entourent. Par exemple la perception sensorielle d’une forme ovoïde, de couleur jaune, d’une certaine taille, comportant deux renflements aux extrémités, de texture légèrement granuleuse, dégageant une odeur caractéristique, etc, etc…nous conduira à reconnaître un citron. Toute personne percevant ces informations spécifiques identifiera un citron, sous catégorie des agrumes sur lequel nous connaissons un certain nombre de choses : son goût, qu’il pousse sur un citronnier, qu’on en fait des jus ou qu’il intervient dans telle ou telle préparation culinaire, plus tout ce qu’on a de personnel par rapport au citron : on n’aime ou on n’aime pas, on sait qu’il ne faut pas se frotter les yeux après avoir touché son jus, etc, etc. C’est ce qu’on appelle catégoriser : ranger dans une catégorie connue, en vue d’identification, des informations sensorielles au départ anarchiques. Catégoriser c’est donc donner un sens à ce que l’on perçoit, afin d’ordonner, structurer et simplifier le chaos des nombreux stimuli que nous recevons sans cesse en provenance de l’environnement. Ce mécanisme est universel, indispensable, automatique et ultra rapide.

Cette catégorisation s’applique bien sûr également aux êtres humains qui nous entourent et que nous catégorisons selon leur genre, leur statut social, leur richesse, leur race, etc… Une fois identifiés, on leur attribue les propriétés que nous connaissons au sujet de la catégorie en question. C’est là que préjugés et stéréotypes prennent place, par exemple, le seul fait d’être identifiée comme femme peut entraîner le fait de se voir affectée à une catégorie ayant pour propriétés d’être « intellectuellement inférieure, vouée aux travaux ménagers, forcément maternelle, passive, bavarde, conduisant mal, etc, etc ». Et ce bien sûr sans rien connaître de la femme en question prise en tant qu’individu qui se trouve peut être être une intellectuelle acharnée , qui conduit à la perfection, mais ne sait pas cuisiner un œuf au plat et a horreur des enfants !

Cette classification, si pratique, voire indispensable passe forcément par une généralisation abusive et a pour principal défaut de déformer une réalité qui elle, est bien plus complexe. Une des principales distorsion de cette réalité est de réduire les différences entre les membres d’une même catégorie au point de les rendre interchangeables (phénomène d’assimilation) et exagérer les différences entre les différentes catégories (phénomène de contraste).

En effet, l’abord des personnes appartenant à notre groupe est différent de celui des personnes appartenant à un autre groupe. En 1981, Jones, Wood et Quattrone mettent en évidence que des étudiants évaluaient les membres de leur groupe comme ayant des personnalités plus diverses que les membres qui n’appartenaient pas à leur groupe. Les personnes du groupe auquel on appartient sont beaucoup plus abordées en tant qu’individus alors que les membres de l’autre groupe restent dans un concept abstrait et général qui les englobe tous.

Un autre phénomène intergroupe est connu sous le nom de « biais pour l’endogroupe » et désigne la tendance qu’ont les gens à favoriser les membres de leur propre groupe au détriment des autres groupes.

Tajfel met en place un processus expérimental (« procédure de groupe minimal ») qui consiste à diviser en groupes des personnes ne s’étant jamais rencontrées au préalable. Cette division en groupes se fait sur des critères non significatifs , parfois même un simple tirage au sort. Il observe que dès les minutes suivant la formation des groupes, les gens ont tendance à percevoir leur groupe comme supérieur aux autres et essayent de conserver cet avantage. Il émet alors l’hypothèse que ce phénomène découle du besoin d’estime de soi : les gens s’identifient au groupe, et en pensant le groupe meilleur, se retrouvent eux-mêmes meilleurs. L’expérience de Fein et Spencer (1997) étudie ce rapport entre estime de soi et préjugés : des étudiants à qui on a fait subir expérimentalement une dévalorisation (fausses conclusions après un test d’intelligence) se sont montrés plus susceptibles que ceux qui avaient obtenus de bonnes notes à évaluer négativement une postulante juive . La dévalorisation de l’autre permettant ainsi de restaurer une estime de soi mise à mal laisse supposer que les préjugés sur les autres pourraient jouer un rôle important de maintient de sa propre estime de soi.

Dans « The nature of prejudice », Allport met en évidence le rapport entre les préjugés et la pensée catégorique. Les préjugés se basent sur la tendance à considérer que les gens se comportent en fonction de ce qu’ils sont, de leur nature, plutôt que d’attribuer leurs comportements aux circonstances extérieures dans lesquelles ils se trouvent. C’est « l’erreur fondamentale d’attribution » (Ross 1977) . A la limite ils n’ont que ce qu’ils méritent. Facile à partir de là de penser que les chômeurs sont tous forcément des incapables ou des fainéants, que les exclus méritent bien leur exclusion, etc, etc…

En poussant cette idée un peu plus loin, Pettigrew (1979) définit l’ « erreur ultime d’attribution » qui consiste à estimer que les comportements négatifs des individus de l’autre groupe sont dus à leur nature et que leurs comportements positifs ne sont dus qu’à la chance, les circonstances, l’exception qui confirme la règle, etc, etc…

Les stéréotypes sont « l’ensemble de croyances partagées à propos des caractéristiques personnelles, généralement des traits de personnalité, mais aussi des comportements propres à un groupe de personnes. » (Leyens)

A l’origine un stéréotype, en imprimerie est un coulage de plomb destiné à la création d’un « cliché » typographique permettant d’effectuer rapidement des impressions à grand tirage
C’est Lippman en 1922 qui les définit sur un plan socio psychologique. Pour lui se sont comme des « images dans nos têtes » qui s’intercalent entre la réalité et la perception que nous en avons, en schématisant cette réalité. Le problème étant bien que le schéma est confondu avec la réalité et prend pour l’individu le statut de réalité alors même qu’il s’agit de croyances transmises et apprises très tôt dans la vie. Certaines études ont mis en évidence des biais pour l’endogroupe dès l’âge de 3 ou 4 ans, et le développement de stéréotypes raciaux et sexuels peu après, âge auquel, vous le concèderez aisément, on peut difficilement prétendre que ces idées sont issues d’un savoir du à l’expérience.

Mais malgré ce manque d’ancrage dans la réalité, les stéréotypes apparaissent comme LA réalité et sont particulièrement rigides et imperméables à la critique. Ils sont faits pour perdurer coûte que coûte, même si pour cela on doit faire subir à la réalité un certain nombre de remaniements. Parmi ces remaniements, on peut citer :

- Des distorsions perceptives qui feront négliger les informations allant à l’encontre du stéréotype et focaliser sur celles qui entérinent le stéréotype
- Des distorsions de l’interprétation qui vont dans le même sens
- Une distorsion de la mémoire qui se fera sélective, toujours pour ne retenir que ce qui va dans le sens du stéréotype.

Le stéréotype se basant essentiellement sur la généralisation, il est normal qu’il se module quand on rentre en contact plus direct et personnel avec les individus qui composent la catégorie ainsi stéréotypée. Il se peut alors qu’on soit amené à constater que les personnes en question ne correspondent pas forcément au stéréotype (un arabe honnête ou une femme qui sait conduire par exemple). Ceci devrait en toute logique amener à moduler notre « opinion » en ce qui concerne le groupe. Mais les stéréotypes ont la vie dure et plutôt que de nuancer nos propos, nous préfèrerons créer une sous-catégorie, qu’on pourrait désigner comme celle des « exceptions qui conforment la règle ». Reconnaitre l’existence de ces exceptions devenant alors la preuve de notre ouverture d’esprit !

Deux autres caractéristiques contribuent à la force des stéréotypes : le fait que leur activation se produit de manière automatique (ce que les politiques et les médias savent exploiter à merveille !) , et le fait qu’ils sont actifs même si consciemment nous les critiquons et luttons contre eux.

Pour étudier l’activation des stéréotypes il est fait appel à des techniques dites d’ « amorçage » qui se basent sur le déclenchement automatique et inconscient du stéréotype. Les participants à ces expériences se voient exposés à un mot ou une image présentés de manière subliminale qui leur feront penser par association d’idées au stéréotype ou au préjugé latent en eux. Il reste alors à en mesurer l’effet sur le comportement. Ainsi Devine met en évidence chez des étudiants blancs nord américains racistes ou non racistes, qu’après amorçage subliminal par certains mots liés aux stéréotypes attribués à la race noire et présentés de façon suffisamment rapide pour ne pas être détectés, que par la suite la vision d’un visage blanc juste avant la demande de reconnaissance d’un certain nombre d’adjectifs qualificatifs facilite la reconnaissance d’adjectifs qualificatifs positifs, alors que la présentation d’un visage noir facilite la reconnaissance d’adjectifs négatifs.

On en déduit que :
- Les stéréotypes sont présents chez tous les membres d’une communauté.
- Ils fonctionnent en bloc, c’est à dire que mobiliser une partie, mobilise automatiquement l’ensemble
- Leur influence diffuse au delà de leur cadre d’origine .

Une expérience menée par Channouf et al étudie plus spécifiquement leur action à l’insu du porteur du stéréotype. Succinctement il s’agit d’orientation scolaire. Des professeurs sont amenés à décider de la meilleure orientation scolaire à donner à un certain nombre d’élèves, à savoir les envoyer vers l’enseignement général ou vers une orientation professionnelle. Les dossiers scolaires sont strictement équivalents. Il est toutefois induit que certains élèves viennent de milieux défavorisés, d’autres de milieux privilégiés. Les résultats , comme on s’y attendait montrent sans conteste que les élèves sensés être issus de milieux défavorisés sont beaucoup plus systématiquement envoyés vers un cursus professionnel que les autres. La particularité de l’expérience est de cibler deux modes d’induction différents, direct ou indirect . Dans le premier cas l’appartenance au milieu défavorisé est connue, dans le second elle est simplement suggérée par des indices sciemment laissés par les expérimentateurs (par exemple par les activités extrascolaires, etc…). On peut alors voir que lorsque l’information est donnée de manière indirecte, laissée à deviner par le professeur, le phénomène de discrimination est plus flagrant. Ce qui peut s’expliquer par le fait que le professeur informé du milieu d’origine de l’élève qu’il doit orienter, peut faire attention à ne pas faire de discrimination, alors que si les choses se passent de manière plus inconsciente, le stéréotype est automatiquement activé et une discrimination involontaire s’ensuit. La conclusion est claire, plus on est inconscient du stéréotype, plus il est actif, et ce quel que soit le jugement qu’on porte sur le stéréotype en question..

Les conséquences sur la victime du stéréotype existent bien évidemment. On les a étudié sous le nom de « menace du stéréotype ». En bref, la menace du stéréotype induirait chez le sujet qui en est victime la crainte de confirmer ce stéréotype, d’où un état de stress accru qui le conduirait justement à des actes qui confirment le stéréotype en question.

Ceci peut s’expliquer par l’ « effet Pygmalion » ou autoréalisation des prophéties.
L’effet Pygmalion théorisé par Rosenthal et Jacobson consiste à provoquer chez l’autre le comportement qu’on attend de lui. L’expérience prototype est celle d’une classe où les professeurs sont informés que certains élèves ont des potentialités de réussite, d’autres non. Bien sûr ceci ne correspond en rien à la réalité de ce que sont les capacités des élèves en question. Le bilan est parlant : ceux qui font partie du groupe sensé posséder le potentiel de réussir, réussissent effectivement, et inversement. Et ce indépendamment des capacités réelles des individus. Il a ainsi été démontré que les attentes du professeur ont déclenché chez lui des comportements inconscients qui l’a fait traiter différemment les deux catégories d’élèves, au moins dans le comportement non verbal. Ce comportement traduisant l’image que le professeur se faisait des élèves a entrainé des comportements chez eux visant à se conformer à ces attentes. Ceci s’explique parfaitement quand on connaît le principe et les effets du langage non verbal. Imaginons un supposé « bon élève » qui donne une réponse juste, le professeur lui dira « c’est bien », sans plus puisque c’est ce qu’il attend de lui. Supposons que ce soit un « mauvais élève » qui donne la bonne réponse, le professeur, peut-être animé des meilleures intentions du monde et voulant l’encourager peut éprouver le besoin d’en faire trop, de le sur-complimenter comme s’il avait fait quelque chose d’exceptionnel, de surprenant. Et c’est ce trop de compliment qui va justement révéler l’image dévalorisée que le professeur a de fait de l’élève en question. Tout comme la « discrimination positive » ou le trop de condescendance, la bienveillance à tout prix, loin de travailler pour l’égalité risque fort d’entériner l’infériorité du « bénéficiaire ».

Pour résumer, et conclure quels conseils pourrait-on donner à ceux qui veulent penser par eux-mêmes et ne pas tomber dans le piège de la pensée stéréotypée et ses effets toxiques y compris à notre insu ? Il y en aurait beaucoup, mais rien n’empêche de se donner quelques pistes :
- Déjà prendre conscience que la richesse humaine est telle qu’on ne peut mettre les individus dans des moules préformés pour eux.
- Que rien n’est jamais univoque, tout bon ou tout mauvais.
- Que toute généralisation est par essence fausse, y compris quand elle va à l’encontre du stéréotype.
- Qu’il n’est nul besoin de démolir quelqu’un pour se sentir avoir de la valeur.
- Mais tout ceci concerne la pensée consciente, et nous avons vu à quel point les stéréotypes peuvent nous affecter inconsciemment. Alors peut être est-il surtout utile d’être conscient que les stéréotypes existent et apprendre à repérer quand ils s’activent, c' : quand on nous présente la préparation culinaire si facile à faire que même un homme s’en sort, ou la perceuse si simple d’utilisation, que même une femme peut percer un trou, ou quand on voit une belle fille largement dévêtue mettre en valeur la voiture de luxe au salon de l’automobile, ou quand nos politiques nous promettent de nous défendre contre l’insécurité dans les banlieues pour avoir nos voix (j’exclue volontairement ceux qui activent le racisme de manière plus directe ). Quand on sait que le stéréotype s’active, on peut ne pas en être dupe, ou moins dupe.
- Ne pas culpabiliser si « on n’est pas raciste mais…. ». Ces pensées ont été apprises à notre insu et tournent pour leur propre compte, penser n’est pas agir, et on a en nous quelque chose qui s’appelle l’ « esprit critique » qui nous protège de la lobotomie ! Refuser d’être porteur du stéréotype, on l’a vu ne consiste pas à s’en débarrasser loin de là mais à le rendre inconscient, donc plus actif. Refuser d’y adhérer, en connaître le mécanisme et être vigilant est beaucoup plus efficace.
- Enfin ne pas confondre relation et assimilation, apprendre à tolérer et respecter la différence, laisser l’autre être autre, plutôt que de vouloir en faire « le même » . Mais ceci dépasse très largement le cadre des stéréotypes.

Pour parler de toute autre chose, je vous informe de l’ouverture en septembre à Marseille d’un groupe de « dépendants affectifs » co-animé par une consœur, Lola Sidhoum et moi même. Pour vous renseigner :
Martine Massacrier : 04.91.48.18.49
Lola Sidhoum : 06.83.34.14.78
Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente rentrée et vous donne rendez vous au mois prochain
Très cordialement
Martine Massacrier
martine@adps-sophrologie.com

Envoyé le 29/08/2011

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