adps

Archives, annonces et actualités ADPS
NO:
 20110226030027

..
[ Accueil Archives, annonces et actualités ADPS ]  
.

105. Du stress à l'angoisse

martine

Bulletin 105. Mars 2011.
-----------------------------------
Du stress à l’angoisse
----------------------------------

Le stress est aussi vieux que l’humanité, et il a même constitué pour elle un facteur d’adaptation indispensable. On pourrait dire que si notre ancêtre de la préhistoire n’avait pas eu de montée d’adrénaline quand il se retrouvait face à un mammouth, nous ne serions pas là pour en parler ! Puis la civilisation aidant, les causes réelles de danger pour la survie ont quasiment disparu de notre quotidien, et le stress dans sa conception de réaction d’adaptation de l’organisme face au danger aurait du devenir un facteur exceptionnel dans notre vie. Or, on n’a jamais autant parlé de stress que de nos jours. Je dirais même que le stress est devenu un phénomène de mode et même qu’il est presque de bon ton d’être « stressé », sous peine de se faire qualifier de fainéant ou d’irresponsable.

Donc le stress est devenu dans les esprits une composante incontournable de la vie moderne. Et pourtant, on s’en plaint, ou plutôt on se plaint de ses effets néfastes : le surmenage, les insomnies, les migraines, la fatigue…et j’en passe ! Alors faute de l’éviter, on envisage de le « gérer » et d’ailleurs un marché lucratif se consacre justement à cette gestion du stress. Et ceci est une très bonne chose, à condition qu’on ne mélange pas tout ! Certaines professions par exemple sont particulièrement exposées au stress, et gérer ce stress professionnel est de la plus grande utilité tant pour l’individu que pour le groupe. Et apprendre à se relaxer est certainement aussi de la plus haute importance pour la mère de famille exténuée qui court entre son travail, la crèche, et la gestion de son foyer où le partage des tâches n’est pas forcément d’actualité ! De même pour l’étudiant émotif qui se prépare aux examens, ou la femme enceinte qui veut vivre sa grossesse au mieux, et bien d’autres cas encore….
Mais penser qu’il n’y a qu’une « qualité » de stress, que sa source réside dans des conditions de vie plus ou moins bien supportées, donc qu’elle est la même pour tout le monde et ne diffère que par son degré d’intensité d’un individu à l’autre en fonction d’une plus ou moins grande fragilité constitutionnelle, est certainement la plus grosse erreur qu’on puisse commettre. Et pourtant….

L’artiste sur le point de passer sur scène a le trac ; il est stressé, et il a même souvent ses petits « grigris », ses rituels anti stress. Sauf qu’une fois en scène le stress s’évanouit pour faire place au bonheur de la rencontre avec le public. Ce « stress » est quelque part choisi, assumé, et fait partie d’un jeu où le plaisir reste prédominant. Peut-on mettre sur le même registre l’agoraphobe qui a l’impression de mourir dès qu’il s’éloigne de chez lui ? Car cette fameuse expression « je suis stressé » employé à tout va, se retrouve tant dans la bouche de la personne effectivement stressée par une suractivité ou des conditions de performance particulières que dans la bouche de personnes souffrant d’angoisse pathologique qui relève de la psychothérapie. Et combien de fois ai- je rencontré derrière une demande de gestion de stress des plus banales, stress présenté comme un aléas normal de la vie simplement mal supporté, des problématiques bien plus personnelles et bien plus profondes qui n’avaient que peu de rapport avec la fameuse « vie moderne » prétendue  responsable de tous les maux.
Donc à partir de maintenant je ne vous parlerai plus de stress, mais d’angoisse. Ce changement de terme a pour but de bien marquer la différence entre le stress en tant que phénomène banalisé et une pathologie individuelle qui bien souvent se cache derrière.

1) Qu’est ce que l’angoisse ?

Un phénomène normal et inhérent à la condition humaine et qu’il serait illusoire et même nocif de vouloir totalement éradiquer de notre vie car elle possède une utilité manifeste : celle d’être un « signal » qui nous alerte face une situation de danger. Ce qu’on sait moins c’est que le danger peut être extérieur et bien réel, mais aussi intérieur, en provenance de la vie psychique.
L’angoisse sous sa forme « classique » a des manifestations physiologiques bien connues (tremblements, sueurs, tachycardie….) qui s’apparente aux effets physiologiques de la peur ce qui nous permet de qualifier l’angoisse de « peur sans objet » (visible).
Est témoin d’une bonne santé psychique la capacité à supporter les manifestations de l’angoisse (dans la mesure bien sûr où elle n’est pas omniprésentes et invalidantes) sans se sentir « détruit » ni sans chercher à la supprimer dès qu’elle apparaît (par exemple par une prise de toxique, un passage à l’acte à visée de décharge, ou toute autre mesure visant à la faire disparaître au plus vite).
A savoir aussi que si, comme je le disais plus haut, toutes les « crises d’angoisse » se ressemblent (palpitations, vertiges…), il est des angoisses beaucoup plus discrètes, des angoisses déniées, somatisées, transformées en symptôme, mises en acte, etc…qui ne ressemblent alors plus du tout dans leur forme à ce qu’elles sont dans le fond. Des angoisses , déguisées, invisibles et donc non ressenties en tant que telles.

2) Conception freudienne de l’angoisse

Nous ne donnerons ici qu’un survol très succinct du cheminement de la pensée freudienne. Au tout début Freud attribue les manifestations d’angoisse à un excès de libido qui ne trouvant pas le moyen de se décharger dans les « voies normales » (acte sexuel) surcharge le psychisme qui l’évacue alors sous forme de l’affect désagréable appelé angoisse.

Dans un deuxième temps c’est « le refoulement qui crée l’angoisse ». Je vais un petit peu m’étendre sur cette notion de refoulement dont il est important de connaître le mécanisme pour une bonne compréhension de la suite de cet article.

Une pulsion se compose de deux parties :
- Un « affect » positif ou négatif plus ou moins intense , A qui est la composante « émotion ressentie» de la pulsion.
- Une « représentation », qui est l’image associée à cet affect.

Pour donner un exemple schématique, un désir sexuel se décomposera en un affect de tension- désir- excitation-impatience, et une image qui est reliée à cet état émotionnel qui peut être l’image de l’être désiré, de scènes érotiques fantasmées etc….

Affect et représentation normalement liés ont la capacité de se séparer, se délier. Dans le processus du refoulement, l’affect et la représentation de séparent, la représentation seule est rendue inconsciente, l’affect demeure libre, flottant. C’est cet affect délié de sa représentation qui serait alors évacué sous forme d’angoisse.

Puis dans un troisième temps, la théorie évolue encore. Maintenant c’est « l’angoisse qui crée le refoulement ». L’accent est mis sur une angoisse « signal d’alarme » qui alerterait le Moi de la survenue d’une pulsion indésirable en provenance de l’inconscient et l’inciterait donc à mettre en œuvre des mesures défensives contre la survenue de cette pulsion. Ce n’est d’ailleurs pas tant la pulsion en tant que telle qui est redoutée mais ses conséquences : la punition redoutée en raison de l’existence de cette pulsion. En dernière analyse, l’ultime conséquence est le retrait d’amour de la part de l’objet indispensable à la survie du petit homme né immature, totalement dépendant, et totalement impuissant face à un monde extérieur démesurément dangereux, donc ayant un besoin crucial de l’assistance du parent aimant sous peine de tomber dans un état de totale détresse , cette détresse étant alors le prototype de l’état d’angoisse.

Ces conceptions restent toujours d’actualité, mais sont très insuffisantes pour rendre compte de la clinique actuelle . L’approche des pathologies psychotiques et borderline a révélé des angoisses beaucoup plus archaïques n’étant pas en rapport avec un quelconque retrait d’amour punitif , mais bien plutôt avec un vécu particulier de non intégration de l’individu, normal dans les premiers temps de la vie, mais qui mal soutenu par l’entourage, peut infiltrer toute la vie ultérieure, y compris chez les individus non psychotiques ou non borderline où ces angoisses archaïques peuvent infiltrer et renforcer des angoisses plus élaborées.

Nous allons maintenant faire un tour d’horizon des principales formes d’angoisse de la plus régressive à la plus élaborée, en fonction de la période du développement à laquelle elle est liée, sachant qu’on n‘a vu que les premières peuvent infiltrer les secondes.

A côté des angoisses, nous trouverons les mécanismes de défense employés pour lutter contre elles et qui parfois sont la seule trace visible de la présence d’une angoisse pas ou peu éprouvée.

On ne parlera encore ici que de la « qualité » de l’angoisse éprouvée et non pas son « apparence », son motif évoqué qui en général n’est jamais le bon. Peu importe qu’en apparence l’angoisse soit « expliquée », rationalisée par la présence d’une araignée ou l’invasion de la terre par les extra terrestres, la seule chose importante c’est ce qui se passe derrière, ce qui réduit singulièrement les sources d’angoisse, surtout si on pense par exemple au nombre vertigineux de phobies répertoriées à nos jours.

Si elles sont réparties ici en trois catégories en fonction du niveau d’évolution auquel elles se réfèrent et si ces trois niveaux recouvrent grosso modo les trois classes de pathologie : psychotique, borderline et névrotique, je rappelle encore une fois qu’il est hors de question de mettre des limites bien définies entre les trois niveaux d’angoisse susceptible de se retrouver plus ou moins dans tous les fonctionnements. Seule une présence quasi exclusive, systématique, reliée à d’autres critères structuraux et comportementaux pourraient permettre de poser un diagnostic.

3.1 ) Les angoisses archaïques « plutôt psychotiques »

A. L’angoisse d’anéantissement :

Winnicott parle d’ « agonie primitive ». Ce sont des éprouvés extrêmement précoces de la vie où le psychisme du nourrisson est peu voire pas du tout unifié, la sensation d’exister en tant qu’être « entier »qui en découle, n’est pas acquise. C’est l’environnement, essentiellement la mère qui au cours d’expériences de rencontres comme la tétée, permet le rassemblement et le sentiment d’unité qui peu à peu va s’inscrire comme une continuité dans le vécu du nourrisson. Le nourrisson passe donc par des alternances de vécu d’unification et de retour à un état plus « désintégré ». Lorsque pour une raison quelconque l’environnement n’a pas joué son rôle « contenant », « rassembleur », livrant ainsi l’enfant à des expériences de désintégration trop intenses et prolongées, ces angoisses imprègneront le développement ultérieur de l’individu sans cesse en défense contre le retour du contenu indicible de cette terreur passée. Au niveau du ressenti, c’est une angoisse de disparaître, d’être annihilé, de retour au néant.

B. L’angoisse de morcellement :

Elle est légèrement plus évoluée bien que restant prototypique de la psychose, dans la mesure où elle fait référence à une intégration déjà acquise mais qui, fragile, risque de disparaître. Il y a donc ébauche d’une conception de ce qui risque d’être perdu. Cette angoisse fait référence à la peur d’être morcelé, démembré, réduit en morceaux.

C L’angoisse de vidage :

Comme son nom l’indique, c’est l’angoisse de se vider de son intérieur, (ce qui suppose qu’il y a déjà conception d’un contenant, d’une forme de limite) dans une forme d’hémorragie narcissique dramatique. La défense principale est l’agrippement à un objet (un autre) censé faire cesser cette hémorragie, colmater la fuite en quelque sorte. Un objet donc hautement indispensable dont le sujet doit s’assurer la présence parfois par emprise sur lui.

A angoisse archaïque, défenses archaïques. On trouvera donc :

- L’agrippement : Le sujet s’agrippe à quelque chose ou quelqu’un dont la perte ferait courir un risque vital. La gestion de la présence de cet autre disponible peut se faire par emprise et séduction.

- Le démantèlement : consiste à se suspendre à une modalité sensorielle (auditive, visuelle…) Typiquement autistique

- Clivage du moi : le moi se coupe en deux. Une partie reste en contact avec la réalité, l’autre dénie cette réalité et, par un processus délirant, construit une nouvelle réalité. Le moi préfère se couper que disparaître.

- Déni : Vient soutenir le clivage en privant de sens une partie de la réalité extérieure ou intérieure. Cette partie « disparue » peut alors être reconstruite, remplacée par une version plus conforme au fantasme, plus supportable. C’est la base du délire.

- La projection : La représentation est d’abord déliée de son affect, transformée par retournement projetée au dehors et fait retour vers le sujet. Rend compte de la paranoïa, érotomanie et délire de jalousie

- L’identification projective est le fait de projeter dans une autre personne des caractéristiques de soi pour s’y reconnaître, voire pénétrer à l’intérieur de l’objet pour le contrôler ou le détruire.

2) Les angoisses de séparation/individuation (plutôt borderline)

- L’angoisse de perte (ou de séparation) . Elle peut concerner deux niveaux du développement. Au plus archaïque, c’est la perte de l’environnement qui joue le rôle de soutien auquel le bébé s‘agrippe. Elle prend alors la forme d’une angoisse de chute dans un gouffre sans fond. Faisant référence à la phase séparation-individuation, elle deviendra angoisse de perte de l’autre aimé et indispensable, angoisse que l’autre disparaisse à jamais et nous laisse totalement démuni , mais peur aussi que ses tendances agressives qui poussent à l’autonomie et l’affirmation de soi détruisent l’autre. Bien sûr plus la position est régressive, plus l’autre est indispensable, voire vital, plus l’angoisse est forte. La perte fait référence à un manque vécu sur un mode toxicomaniaque.

- L’angoisse d’intrusion : Elle fait référence à un moment où enfant ne se vit pas séparé de son objet, en général la mère. Ils font en quelque sorte « peau commune ». Le mécanisme d’identification projective est à l’œuvre, c’est à dire que le sujet projette fantasmatiquement en l’autre des parties de lui même de même qu’il est pénétré par des parties de l’autre. Ce qui a été projeté dans l’autre peut faire retour sur le sujet propre , mais non reconnu comme lui appartenant. Il y a alors sensation d’étrangeté, de persécution . Chez le borderline on voit sans cesse l’alternance entre angoisse de séparation/angoisse d’intrusion : la juste distance n’état jamais trouvée, l’objet trop loin risque d’être perdu, trop près risque d’être intrusif

Les défenses sont proches de celles déjà vues ci dessus bien qu’avec un contact mieux soutenu à la réalité.

- L’identification projective : C’est la communication à autrui d’état affectif du sujet qui se débarrasse d’un contenu mental intolérable en le projetant dans un objet. Par cette prise de possession, il prend l’objet comme extension de lui-même. Dans ce mécanisme, sujet et objet ne sont pas différenciés. L‘objet perd sa qualité d’altérité et même sa qualité d’ « autre humain » pour devenir objet entièrement manipulable. Extrêmement pénible pour qui en est victime ce mode de relation à l’autre est quasi exclusif dans la perversion narcissique. L’objet est alors manipulé dans un agir qui a pour but de lui faire ressentir puis agir à son tour la partie déniée. Par exemple la projection d’une mauvaise image de soi déniée va consister à faire ressentir à l’autre un sentiment de mépris de lui même. L’autre se dévalorise alors à la place du « projeteur ».

- Clivage au moi : le moi tient à distance de lui, hors de lui les aspects de son histoire non symbolisés qui restent dehors en attente d’intégration. Le sujet se désengage, se retire de l’expérience.

- Clivage de l’objet (dédoublement des imagos) : l’objet et au delà le monde est scindé en deux parties distinctes une toute bonne, une toute mauvaise. Il n’y a pas élaboration d’un objet entier à a fois bon et mauvais. Soit il est entièrement bon, soit entièrement mauvais dans une vision extrêmement manichéenne et absolument pas réaliste du monde et des individus. Le caractère « bon » ou « mauvais » est attribué en fonction des gratifications apportées par l’objet et peut basculer au quart de tour en son contraire si l’objet bon se montre un tant soit peu frustrant.

- Le passage à l’acte n’est pas un mécanisme de défense à proprement parler bien qu’il en joue le rôle. Il s’agit d’évacuer dans l’urgence une tension interne insoutenable en la mettant en scène dans la réalité extérieure. Une telle éjection bloque la prise de conscience de la réalité interne.

- L’idéalisation primitive : fait référence à un objet tout bon , considéré comme parfait, intouchable, carrément divinisé, investi d’une toute puissante parfois terrifiante. Il y a bien sûr ici identification de l’objet au parent idéalisé et tout puissant des premiers temps de ma vie.

3) Les angoisses liées à la différence des sexes (plutôt névrotiques)


- L’angoisse de castration : classiquement héritière de la position œdipienne, elle est à l’origine pour le garçon la peur de perdre son pénis/phallus, organe symbolique de force, de puissance… Elle se généralise à toute perte d’intégrité, donc peut tout à fait se voir renforcée par une angoisse de morcellement. Mais l’intégrité c’est aussi ses capacités, sa force, sa santé, sa jeunesse….Elle se lie à la culpabilité et au sentiment d’être puni d’une faute. Typiquement masculine, elle n’en affecte pas moins aussi les femmes au nom de la bisexualité psychique

- L’angoisse de pénétration : Elle est le pendant féminin de l’angoisse de castration, mais là aussi pour les mêmes raisons (bisexualité psychique) peut se retrouver dans les deux sexes. Elle est en lien avec le viol des orifices corporels. Elle est un compromis entre désir et lutte contre ce désir. Bien sûr le renforcement avec l’angoisse d’intrusion et le rapport entre les deux est privilégié.

Les défenses sont essentiellement:

- Le refoulement : Ne concerne que la représentation contrairement à la répression qui concerne l’affect. La représentation est refoulée dans l’inconscient d’où elle va rejoindre les autres représentations qui possèdent un lien avec elle. Le « retour du refoulé » est à l’origine de symptômes dont l’angoisse.

- L’annulation rétroactive : une attitude ou représentation est annulée par la mise en œuvre d’une seconde. C’est un effacement « magique » dans une forme de toute puissance de ce qui a été dit ou fait auparavant.

- Le déplacement : le quantum d’affect investit alors une autre représentation en lien associatif avec la représentation refoulée. C’est le mécanisme constitutif des phobies où l’angoisse intérieure se déplace sur un objet extérieur qui représente une composante du monde psychique interne projetée.

- Le contre investissement : l’énergie déliée d’une représentation refoulée se déplace sur une autre qui peut devenir consciente . Son rôle n’est pas comme dans le déplacement de remplacer la représentation de manière déguisée mais de bloquer son retour.

- La formation réactionnelle : sorte de contre investissement où la représentation représente le contraire de la première. Ainsi une extrême sollicitude peut être le résultat du refoulement d’une attitude haineuse dont on redoute les conséquences.

- La dénégation : le sujet refuse de reconnaître qu’il est concerné affectivement par une représentation. La représentation ne peut rester consciente qu’à ce prix : ça ne me concerne pas, rien à voir avec moi.

- L’isolation : la représentation demeure consciente à condition d’être isolée séparée de toute autre représentation. Elle se voit ainsi neutralisée de toute charge affective. Elle est en quarantaine et ne peut plus se lier aux autres.


On parle de « défense réussie » quand le surgissement de la pulsion est évité sans angoisse ni symptôme. Ce qui veut dire que la survenue de ces derniers ne signe pas l’absence de mécanismes de défense mais l’échec de ceux ci. Et que ce type de « distorsion de la réalité » qu’implique tout mécanisme de défense est le fait de tout le monde y compris les personnes les plus normales. Encore une fois ce n’est pas la présence de mécanismes de défense qui est pathologique mais leur échec, leur inadaptation ou leur emploi abusif rigide et systématique. Mais ça reste une grande leçon d’humilité pour tous ceux qui prétendent connaître parfaitement LA réalité. Tout au plus peut-on s’en approcher plus ou moins… Mais les grands débats entre personnes certaines d’avoir absolument raison ont encore de beaux jours devant eux !

Je vous laisse méditer sur le sujet et vous donne quant à moi rendez vous au mois prochain

Cordialement
Martine Massacrier
martine@adps-sophrologie.com
.

Envoyé le 26/02/2011

..
[ Accueil Archives, annonces et actualités ADPS ]  
.

Conception: AlainRioux.com  © Tous droits réservés.